jeudi 27 décembre 2012

L'Etat des lieux d'un appartement SIC


A fait une étrange expérience aujourd'hui.
Ce genre d'expérience avec l'invisible qui ne laisse rien présager de bon pour l'année à venir.

Pour celà savourons simplement l'instant présent quelquesoit le motif, réel ou apparent, des turpitudes du moment.

quelques petits qrcodes décoratifs sur le mur...


la même chose sur le volet d'entrée


Ho, mince un visiteur a défoncé la porte!

Il a même pas essuyé ses pieds avant d'entrer



Bon le chauffe-eau est un peu vieux, le mec a du vouloir se la jouer à la Mac Gyver
en le rafistolant...

dimanche 11 novembre 2012

Conflict Memory - il nous manque une Case?


Ce soir l'émission Parler vrai était consacrée à cette question d'actualité 
qui nous touche tous plus ou moins (selon qu'on se considère citoyen ou pas de ce pays...) sur le rôle de la parole donnée et de la coutume dans l'affaire de la Tribu dans la ville.

Au départ attendue comme une contribution au 24 Septembre 2012 approuvée par la Mairie de Nouméa, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, l'Etat, le comité 150 ans, ... les choses étaient plutôt bien parties.

Sous condition que l'édifice consititué des 8 cases représentants l'ensemble des aires coutumières du pays soit retiré aprés les festivités célébrant cette année le mois de la citoyenneté, les habitants de Nouvelle-Calédonie ainsi que les touristes allaient pouvoir apprécier dans un cadre urbain, un des élément constitutif de la culture Kanak: la Case.

Aujourd'hui, malgré un compromis qui offrait une opportunité aux architectes et acteurs du projet de transférer la tribu dans un autre lieu, l'inflexibilité des membres du "village" s'impose face à toute tentative de dialogue à tel point que même le Sénat coutumier se voit dans l'impossibilité de dégager un soupçon de consensus dans ce problème.

N'ayant trouvé aucun éclairage particulier dans l'émission télévisée dans laquelle intervenaient (à mon plus grand regret) exclusivement que des représentants Kanak, quelques questions restent en suspens.

Je m'interroge sur le sens de la construction d'une Tribu dans la ville?
Pourquoi certains souhaiteraient l'installer dans la durée?
Alors que le 24 Septembre apparait comme le moment opportun pour faire ce type de proposition aux institutions quelle est la viabilité de ce projet sur le long terme?

Les instigateurs de la Tribu dans la ville visaient-ils: 
  • une amélioration de la place du Mwaaka?
  • une promotion de l'achitecture Océanienne?
  • un substitut aux squats traditionnellement fait de tôle?
  • une tentative de provocation face à l'Etat colonial?

D'un point de vue citoyen, autrement-dit membre de la cité, qu'est-ce qu'une Tribu dans la ville nous apporte?


mardi 6 novembre 2012

Que représente l'Internet?


L'Internet s'édifie en une plateforme d'immersion à travers laquelle l'humain est amené
à être imbriqué physiquement dans le cyberespace.
Ses machines omniprésentent dont il dépend, nous ancrent chaque jour un peu plus profondément dans un abysse de données insondable.

Tel un labyrinthe de lumière il condamne la société humaine telle qu'on l'a connue jusqu'à présent à devenir l'ombre immédiate de ce qui était autrefois appelé peuple, État, nation.

Les individus sont désormais liés par des centre d'intérêts communs, désirs communs transcendant le stade culturel (au sens traditionnel du terme) pour s'élever au domaine universel (réservé autrefois aux croyants des grandes religions de ce Monde).

Universel car je peux partager les mêmes affinités qu'un internaute lambda à n'importe quel coin de la planète.

Nous sommes tous liés par cet infini nommé désir et partager les mêmes passions, émotions que l'autre nous engage irrémédiablement à rejoindre une communauté, un groupe d'intérêts communs.

Facebook fait converger les esprits en fonction de leurs affinités sans déplacer les corps.
Les groupes qui émergent sont comparables à des tribus où les individus sont liés non pas par leur appartenance ethnique, leur proximité géographique, des coutumes ancestrales...
non les groupes virtuels se caractérisent au contraire par une évaporation géographique, une dilution de l'ethnique, une absence de régles prédéfinis, où la caverne de Platon se démystifie peu à peu.

Dans ce chaudron interminable ce qui importe c'est l'idée, l'abstraction et non un ancrage spatial qui perd tout son sens au sein d'un espace où la notion de temps et de distance est abolie.

Je ne suis plus limité à mes déplacements conditionnés par les contrainte d'un monde physique étriqué.
Une simple map sur un écran 4 pouces me suffit à obtenir des infos de géolocalisation me permettant de situer sur la planète un lieu, un bâtiment, une personne...

A quoi bon me déplacer si mon esprit peut accéder à une instance de données associée à une entitée dans le monde réel, sur n'importe quel sujet, n'importe où, n'importe quand?