Ce soir l'émission Parler vrai était consacrée à cette question d'actualité
qui nous touche tous plus ou moins (selon qu'on se considère citoyen ou pas de ce pays...) sur le rôle de la parole donnée et de la coutume dans l'affaire de la Tribu dans la ville.
Au départ attendue comme une contribution au 24 Septembre 2012 approuvée par la Mairie de Nouméa, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, l'Etat, le comité 150 ans, ... les choses étaient plutôt bien parties.
Sous condition que l'édifice consititué des 8 cases représentants l'ensemble des aires coutumières du pays soit retiré aprés les festivités célébrant cette année le mois de la citoyenneté, les habitants de Nouvelle-Calédonie ainsi que les touristes allaient pouvoir apprécier dans un cadre urbain, un des élément constitutif de la culture Kanak: la Case.
Aujourd'hui, malgré un compromis qui offrait une opportunité aux architectes et acteurs du projet de transférer la tribu dans un autre lieu, l'inflexibilité des membres du "village" s'impose face à toute tentative de dialogue à tel point que même le Sénat coutumier se voit dans l'impossibilité de dégager un soupçon de consensus dans ce problème.
N'ayant trouvé aucun éclairage particulier dans l'émission télévisée dans laquelle intervenaient (à mon plus grand regret) exclusivement que des représentants Kanak, quelques questions restent en suspens.
Je m'interroge sur le sens de la construction d'une Tribu dans la ville?
Pourquoi certains souhaiteraient l'installer dans la durée?
Alors que le 24 Septembre apparait comme le moment opportun pour faire ce type de proposition aux institutions quelle est la viabilité de ce projet sur le long terme?
Les instigateurs de la Tribu dans la ville visaient-ils:
- une amélioration de la place du Mwaaka?
- une promotion de l'achitecture Océanienne?
- un substitut aux squats traditionnellement fait de tôle?
- une tentative de provocation face à l'Etat colonial?
D'un point de vue citoyen, autrement-dit membre de la cité, qu'est-ce qu'une Tribu dans la ville nous apporte?

